Carnet de voyage
Vendée Arctique : Quand la route la plus rapide n'est pas toujours celle que l'on choisit
Le Grand Nord s'éloigne peu à peu dans les sillages. Après Nicolas d'Estais (Café Joyeux) hier en début d'après-midi puis Arnaud Boissières (APRIL Marine – recherche co-partenaires), peu avant 20 heures, sept des huit concurrents encore en course ont désormais franchi le cercle polaire arctique. Seul Manu Cousin (Coup de Pouce) poursuit sa remontée vers les hautes latitudes. Pour tous les autres, le cap est désormais orienté vers Les Sables d'Olonne. À bord des IMOCA, les vitesses s'envolent. Portés par 25 nœuds de vent et jusqu'à 30 dans les rafales, sur une mer pouvant atteindre quatre mètres, les marins renouent avec des moyennes supérieures à 20 nœuds. Les foils sifflent, les étraves fusent et les milles défilent. Mais derrière ces vitesses impressionnantes se cache un autre enjeu : le choix de la route du retour. Entre l'Irlande et la Grande-Bretagne, un passage étroit attire les routages, divise les concurrents et oblige chacun à arbitrer entre performance et prise de risque.